Paiement en ligne Cartes de crédit

Révolution tranquille adoptée dans le monde du paiement en ligne (sauf au Québec).

C’est au tout début du nouveau millénaire, en 2000, que la façon de payer sur Internet a commencé à changer. Faut se rappeler qu’à l’époque tout le monde commençait à craindre davantage de mettre leurs numéros de carte de crédit sur Internet que d’attraper la lèpre !

Alors une révolution des façons de faire s’imposait. C’est la petite compagnie québécoise Othentik qui aura, la première, découvert comment modifier le processus d’une transaction afin de stopper le piratage des banques de numéros de carte de crédit sur les serveurs des marchands en ligne.

Aujourd’hui, douze ans plus tard, rendu en 2012, InteracMD(sauf au Québec), Visa et Mastercard se sont tous tournés vers la même approche qu’Othentik. Vous ne donnez plus votre Visa ou votre Mastercard aux marchands.  » Les consommateurs ne donnent plus leurs numéros de cartes de crédit aux marchands sur Internet, ils sont maintenant redirigés vers leurs institutions financières(ou de crédit) pour payer leurs achats en ligne.  »

Tout comme le préconisaient Francis Mathieu et Patrick Rioux co-fondateurs d’Othentik dès l’an 2000, on redirige maintenant les consommateurs vers leurs institutions financières respectives (banques ou émetteurs de carte de crédit) pour effectuer le paiement d’un achat fait sur Internet.

Fini la transmission des numéros de carte de crédit vers les marchands. Mais encore mieux, on peut maintenant payer ses achats en ligne directement de son compte bancaire(InteracMD en ligne, sauf au Québec). La vision d’Othentik était claire, précise.

Avec près d’une cinquantaine d’actionnaires/investisseurs et cinq d’ans de dur labeur, malgré un conseil d’administration de renom à rendre jaloux n’importe quel entrepreneur, malgré un investissement financiers et humains considérable (a été estimé à un million et demi de dollars), malgré un réseau de contact international et impressionnant, malgré une visibilité médiatique autant au Canada qu’aux États-Unis, malgré une technologie créée et développée sur mesure par un des meilleurs architecte en matière transactionnelle au Canada (le système développé a été estimée de façon très conservatrice à une valeur de plus de deux millions de dollars), malgré un rayonnement international avec son innovation, Othentik n’aura jamais réussi à s’implanter avec les banques tant québécoises que canadiennes.

Nul n’est prophète en son pays.

Le Ministère du Revenu du Québec, avec Clic Revenu (« linké » à Desjardins), aura été la première entité à imiter servilement la façon de faire d’Othentik. Pire encore, ils nous auront même volé la vedette, en 2002, en se présentant et en remportant l’Octas de l’année pour cette nouvelle façon de payer ses impôts par Internet ! Imaginez l’économie pour le gouvernement sur les frais de dizaines de million de transactions chaque année.
Wow ! Bravo, quelle créativité chez Revenu Québec. (voir notre article sur les Octas)

Ce fût difficile à avaler; décevant, révoltant, ébranlant.

Du coup, nous avions mieux compris pourquoi les horizons de Desjardins ne « fittaient » pas avec les horizons d’Othentik. Othentik aura tout de même été admis et retenu, en 2003, parmi les 4 finalistes pour l’octas de l’innovation de l’année.

Mais tout de même le rêve de travailler avec Desjardins restera toujours impreigné chez Othentik. Le plus dur coup pour Othentik fût l’annonce en 2005, même timide, de l’arrivée d’InteracMD en ligne. À partir de là, qui pouvait croire que ce serait la petite entreprise québécoise qui vaincrait sur l’oligopole bancaire canadien. S’en était fait pour Othentik. Du moins, devait-on croire.

Au Canada, c’est Acxsys Corporation (propriété des huit grandes institutions financières canadiennes) qui exploite le même principe sous le branding  » InteracMD en ligne ». Depuis 2005, il n’y a toujours que quatre torontoises des huit grandes institutions financières canadiennes (la Banque Royale s’y en est retirée) qui offrent Interac en ligne.

Aux États-Unis, c’est le NACHA (organisme représentant plus de 11 000 banques américaines) qui sélectionnait 4 entreprises , dont Othentik, à travers le monde pour explorer une nouvelle façon de payer en ligne plus sécuritaire. Vu le soutien totalement absent de la part des banques d’ici, est-il difficile de croire que c’est une firme australienne, appuyée par plusieurs banques de leur milieu, qui aura été retenue pour développer la façon de faire. Mais c’est la façon de faire d’Othentik qui aura été développée et non la façon de faire de la firme australienne.

L’Association canadienne des paiements était présente au congrès de la NACHA de 2004 tout comme Othentik qui, dans son cas, participait en tant qu’exposant. Othentik a été félicité par les membres de la NACHA pour son marketing brillant et on a reconnu l’effet Othentik sur la conférence. On était les seuls exposants à présenter notre façon de faire là bas. Aucune autre entreprises ou banques ne présentaient une innovation ne serait-ce que semblable. On était la nouveauté ! Sans prétention, nous avons été l’innovation du congrès 2004. Personne n’a pu ignorer le « stand » d’Othentik avec sa main géante, sur le kiosque, en signe d’authenticité.

Et puis sept ans après 2005, après l’annonce « tueuse »(pour Othentik) de l’arrivée d’InteracMD en ligne, il arrive quoi ?

InteracMD en ligne, ça lève pas. Sûrement parce qu’on (on exclue la personne qui parle!) ne veut pas que ça lève, parce que ce n’est certes pas les moyens qui manquent ! (rires!) Après l’arrivée d’InteracMD en ligne en 2005(sauf au Québec), aurais-t-on après toute ses années l’intention de laisser mourir discrètement le paiement par débit sur Internet(InteracMD en ligne) au profit des cartes de crédit ? En tout cas on ne pourra pas prétendre que le service n’aura pas été rentable puisqu’utlisé seulement par quelques unes des grandes institutions financières canadiennes et on n’a jamais publicisé le service « Interac en ligne » pour le faire connaître (en tout cas pas au Québec).

Les cartes de crédit en ligne(frais à pourcentage sur la transaction) sont bien plus profitables pour les banques que le paiement direct via la banque en ligne (comme le débit, frais fixe de seulement quelques sous par transaction).

L’approche Othentik est trop pure, trop direct. Ce qui se dessine, toujours comme Othentik mais plus couteux, comme avec Visa Débit, c’est qu’on associera votre compte de banque à votre carte de crédit ainsi lorsque vous paierez en ligne plutôt que d’être redirigé vers compte bancaire vous serez redirigé vers votre carte de crédit qui elle, la privilégiée, sera « linké » à votre compte bancaire. De cette façon, comme si vous traitiez avec la mafia(j’avoue que l’image est un peu dur mais ça illustre bien le phénomène), vous paierez votre cote, un pourcentage sur le montant de votre achat plutôt qu’un frais fixe de quelques sous comme avec les cartes de débit. (C’est le marchand qui paie, mais le coût est refilé dans la facture, évidement!)

Le débit en ligne est disponible mais moins payant pour les banques. Acheter et payer sur Internet deviendra un privilège réservé exclusivement aux détenteurs de carte de crédit ?

Depuis quelque temps, on pousse beaucoup de pub dans les médias sur le paiement de personnes à personnes par courriel « Virement Interac », on prétend même fêter le dixième anniversaire mais lorsque l’on sélectionne, dans le système Virement InteracMD, la province canadienne du Québec, … Rien ! Pas disponible au Québec. Pour remonter à il y a 10 ans, il faudrait aussi parler de Certapay, incubé à coup de millions (de dizaines de millions selon certaines sources) par la gang de Toronto puis finalement avalé par Acxsys Corporation.

Les premiers sont les derniers.

Donc, douze ans plus tard, rendu en 2012, je m’interroge sur la probité de certaines institutions financières canadiennes.

On dit que pour que justice soit, il faut aussi qu’il y ait apparence de justice…

Mais la probité, rendu en 2012, a-t-elle encore sa place dans la société ? N’est-ce pas plutôt rendu un « beau concept » marketing ? C’est malheureusement ce que je retiens du monde des banques, et de nos dirigeants de banque : un beau concept marketing. Les beaux discours, puis rien.

Frustration, déception — et en même temps, tout de même — Devoir accompli et fierté.

La façon de payer nos achats en ligne a changée !

Sauf que bien qu’inventée au Québec, c’est Toronto, avec InteracMD en ligne, Visa et Mastercard qui volent la vedette avec cette innovation.

Nous tous d’Othentik sommes fiers d’être authentiques, tout comme notre techno !

De toutes évidences, tous ne peuvent en dire autant.

Au début de l’année 2000, on ne s’est pas inspiré des autres, nous n’avons pas copié ou volé notre innovation. Nous l’avons créée.

Et pour le futur nous croyons en la probité. Nous faisons partie de la nouvelle génération. La génération qui souhaite, croit et travaille à un monde meilleur, un monde plus sein.

Othentik et son innovation étant inscrits dans l’histoire du paiement sur Internet, vous vous doutez bien que l’histoire n’est pas close.

À bientôt de vous revoir ici !

Patrick Rioux, co-fondateur et co-inventeur

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P.S.1 : Merci de votre attention !

P.S.2 : Co-fondateur et co-inventeur avec Francis Mathieu

P.S.3 : Les années et la vie font que j’ai (Francis aussi) perdu la trace de plusieurs personnes que nous avons beaucoup appréciées et que nous avons rencontré un jour ou l’autre, pour Othentik ou autre, alors d’où que vous soyez, qui que vous soyez, un petit bonjour nous fait toujours plaisir ! 😉 prioux@othentik.com  –  fmathieu@othentik.com

P.S.4 : Inventeurs ? :       prenez connaissance, comparez, constatez.

1.- Reportage télé à saveur humoristique pour comprendre simplement ce qu’a développé Othentik.

2.- Reportage télé sur la Conférence de l’Association canadienne du paiement(ACP) et Othentik

3.- Comprendre le processus d’Othentik (diagramme et informations)

Demande de brevet – Priority date – May 5, 2000 :
4.- http://patentscope.wipo.int/search/en/detail.jsf?docId=WO2001086523&recNum=1&docAn=IB2001000761&queryString=FP:(rioux,patrick)&maxRec=1

 

Liens sur L’OPIC et version PDF :

5.-

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Drummondville, Québec, Canada, le 27 octobre 2012, (révisé le 23 mars 2013) 

Image : http://www.canstockphoto.fr/